DU de phytothérapie = « diplômes déviants » ? - Kevin BURDIN

Introduction

À force de nous fourguer la bogue avec la châtaigne, les amalgames se propagent. Et nous, herboristes, sommes particulièrement amalgamés aux pratiques jugées "non conventionnelles". La situation est bien inconfortable quoique compréhensible si l'on considère les orientations "philosophiques", voire ésotériques présentes dans le secteur d'activités entourant l'herboristerie au sens communément admis (je m'en réfère ici à Wikipédia) : "Un herboriste est un professionnel qui, dans une officine ou dans une herboristerie en ligne, vend des plantes médicinales et des préparations à partir de plantes médicinales et ingrédients naturels utilisées comme médicaments. Il fabrique des produits à la demande ou commercialise ses préparations en tant qu'indépendant. Avec une connaissance approfondie dans divers domaines des thérapies naturelles, il peut agir comme consultant en santé et bien-être. Un herboriste pratique l'herboristerie (science pratique) mais étudie l'herbologie (science théorique)."

Alors, quand le milieu académique qui continue la recherche en pharmacognosie et en phytothérapie est attaqué, nous marquons une vive solidarité et une inquiétude sans mesure. Nous relayons ainsi le propos de Kevin BURDIN ci-dessous.

Certes, la situation concerne la France. Ainsi, il faudra lire CU (Certificat universitaire) au lieu de DU (Diplôme universitaire), et les instances sont à remplacer par leurs équivalents fédéraux, régionaux et communautaires belges. Cependant, on dispose actuellement de deux CU qui concernent la phytothérapie en belgique francophone : l'un à l'ULB (Certificat universitaire Européen en phytothérapie et aromathérapie clinique), l'autre à l'ULg (Phytothérapie dans le contexte de l'Evidence Based Medicine : Approche pratique, scientifique et qualité des produits de phytothérapie). Et dès septembre, c'est l'UCL qui démarre  à son tour un CU (Psychédéliques, santés et sociétés). Et l'on ne sait que trop des attaques aux universités, surtout quand elles cherchent aux limites des sphères.

Chez Folia officinalis, nous ne disposons pas vraiment d'une assise académique : trop peu d'auditoires, au mauvais moment. Mais nous avons été ravis de pouvoir accéder à ces DU :  "Ethnobotanique appliquée" à Grenoble pour Chloé, "Ethno-pharmacologie" à Metz pour Nicolas. Bien qu'encore non validées par un mémoire, ces moments d'études et de rencontres ont été déterminants pour nos parcours respectifs, tout en offrant des nuances dans les motivations à se former plus et encore.

C'est donc un honneur, et presque un devoir de vigilance, de vous partager ici l'avis de Kevin BURDIN.

Le lien vers la publication LinkedIN originelle est à retrouver ici : https://www.linkedin.com/pulse/du-de-phytoth%C3%A9rapie-dipl%C3%B4mes-d%C3%A9viants-kevin-burdin-r7cmf/


Ce que la logique de l’accusation dit contre elle-même.

Un article de What’s Up Doc du 15 avril 2026 et largement diffusé a déclenché une offensive institutionnelle contre les diplômes universitaires consacrés aux pratiques jugées « non conventionnelles ». La Conférence des doyens de médecine s’apprête à demander « l’audit et le retrait » de formations jugées scientifiquement non validées. Parmi les cibles explicitement nommées : les DU « Phytothérapie Aromathérapie » de Besançon, Grenoble et Montpellier.

Enseignant dans l’un d’eux, je souhaite répondre.Non pas pour défendre une corporation ou un marché. Mais parce que le raisonnement qui structure cette offensive est, point par point, scientifiquement indéfendable et que ses conséquences concrètes pour les patients seraient exactement inverses à l’objectif de santé publique affiché.

L’autorité invoquée : une association de trois ans sans rapport public

Les 203 DU « déviants » recensés dans les universités françaises, les 57 techniques « problématiques » identifiées : ces données émanent d’Hugues Gascan, président du Groupe d’étude du phénomène sectaire (GéPS), selon l’article de What’s Up Doc.

Deux questions préalables s’imposent : qui est le GéPS, et sur quelle base travaille-t-il ?

Le GéPS est une association loi 1901 créée le 30 novembre 2022 (RNA W491020835, Journal Officiel des Associations du 6 décembre 2022), domiciliée à la Maison des Associations d’Angers. Ce n’est pas un organisme d’État et il ne dispose d’aucune prérogative de puissance publique. Mais ce qui pose problème n’est pas tant son statut juridique que l’absence totale de méthodologie publiée : aucun site internet, aucun rapport, aucun document décrivant les critères utilisés pour qualifier un DU de « déviant ».

Les chiffres cités dans l’article sont des déclarations orales de M. Gascan à des journalistes. Aucun document mis à disposition. Aucune liste exhaustive publiée. Aucune procédure d’évaluation décrite. Aucun pair n’a relu quoi que ce soit.

C’est dans ce contexte, une association de trois ans, sans publication accessible, sans méthodologie vérifiable, que la Conférence des doyens a annoncé un audit et le retrait des formations jugées non validées, citant nommément les DU de phytothérapie-aromathérapie.

Je veux bien que l’on exige de la phytothérapie un niveau de preuve élevé. Mais alors ce niveau s’applique d’abord à ceux qui l’attaquent.

Un point mérite d’être signalé concernant le profil de M. Gascan. On peut s’interroger sur la trajectoire d’un chercheur qui semble avoir fait de la lutte contre les dérives sectaires une croisade personnelle au point d’être condamné pour harcèlement moral par la plus haute juridiction française (Cour de cassation, chambre criminelle, 14 mai 2013, n° 12-81.743).

Les attendus de l’arrêt sont éclairants. La Cour retient que M. Gascan a agi à l’encontre d’une collaboratrice de son unité INSERM qu’il accusait d’appartenir à un groupe ésotérique, avec « une volonté de se débarrasser d’elle et de lui nuire publiquement » et « un acharnement qui dépasse le pouvoir reconnu au chef d’entreprise ».

Plus significatif encore : la MIVILUDES elle-même, consultée sur ce groupe ésotérique, avait conclu qu’« aucune dérive de nature sectaire n’a été mise en évidence ». La carrière d’expert anti-sectaire de M. Gascan est fondée sur une accusation que l’organisme public de référence avait jugée sans fondement.

Je ne cite pas ces éléments pour instruire un procès personnel, mais parce que quiconque s’arroge le droit d’auditer la rigueur scientifique des universités françaises doit lui-même satisfaire aux exigences de transparence et de méthode qu’il réclame aux autres.

L’amalgame épistémique : toutes ces disciplines sont-elles comparables ?

Le GéPS, le rapport CNOM de 2023 et l’article de What’s Up Doc classent dans une même catégorie homogène, les « pratiques de soins non conventionnelles », des disciplines au niveau de preuve, aux fondements biologiques et aux cadres réglementaires radicalement différents.

Cette indifférenciation est elle-même un manquement à la rigueur scientifique. Toute démarche d’évaluation sérieuse commence par une définition précise des critères de classification. Ici, ces critères ne sont pas définis, pas publiés, pas discutés. On regroupe sous une même étiquette des pratiques qui n’ont pas le même rapport à la biologie, pas le même niveau de littérature, pas le même cadre réglementaire et on en tire des conclusions uniformes.

Or classer sans définir ses critères, c’est le contraire d’une démarche scientifique.

La phytothérapie clinique telle qu’elle est enseignée dans les DU universitaires s’appuie sur des monographies EMA/HMPC fondées sur des données systématiques de sécurité et d’efficacité, une Pharmacopée européenne avec des critères analytiques stricts (HPLC, GC-FID, HPTLC), une littérature scientifique identifiable et réfutable, et des mécanismes moléculaires documentés. Ce socle existe. Il est vérifiable. Il est évalué par des agences sanitaires européennes indépendantes.

Amalgamer sans distinction des pratiques aux fondements scientifiques radicalement différents, c’est nier cette réalité. Et cette négation a des conséquences réelles sur la formation des professionnels de santé.

Cette rigueur s’appuie sur la pharmacognosie, discipline fondatrice des sciences du médicament, enseignée obligatoirement dans toutes les facultés de pharmacie françaises. Le législateur ne s’y trompe pas : l’article L4211-1 du Code de la santé publique consacre le monopole pharmaceutique sur les plantes médicinales de la Pharmacopée. Comment des doyens de médecine peuvent-ils réclamer la suppression d’enseignements portant sur des substances dont le législateur confie spécifiquement la maîtrise aux professionnels du médicament ?

En France, l’ANSM délivre des Autorisations de Mise sur le Marché pour les médicaments à base de plantes selon la procédure d’« Usage Médical Bien Établi », d’autres qui exige une littérature clinique exhaustive prouvant l’efficacité et la sécurité. Et même pour la procédure d’usage traditionnel, l’ANSM exige des preuves absolues de qualité pharmaceutique et d’innocuité. Qualifier de « déviant » l’enseignement d’une pharmacodynamie et d’une pharmacocinétique validée par les agences sanitaires européennes est une absurdité institutionnelle.

Ce n’est pas seulement la pharmacognosie qui est enseignée dans le cursus initial. À la Faculté de Pharmacie de Paris (Université Paris Cité), l’UE6 du DFASP1, unité d’enseignement obligatoire de 4e année, est intitulée « Vigilances pharmaceutiques, éducation thérapeutique, Thérapies complémentaires ». Les thérapies complémentaires font donc partie du tronc commun obligatoire des études de pharmacie.

Personne ne parle de « diplôme déviant » pour cette UE. Ce sont des enseignements d’État, validés, notés, intégrés au diplôme national de pharmacien.

La question n’est donc pas de savoir si ces disciplines méritent d’être enseignées à l’université. Elles le sont déjà, dans le cursus officiel. La question est de savoir pourquoi leur approfondissement dans un DU universitaire, réservé aux professionnels de santé, serait soudainement « déviant ».


Le critère de validation : une règle binaire inapplicable… mais, jouons et appliquons-la quand même

Mathieu Molimard, président de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique, formule la règle ainsi :

« Soit la pratique est validée scientifiquement et c’est de la médecine, soit elle ne l’est pas et on peut en faire de la recherche, mais pas un enseignement. »

Commençons par noter que cette règle est épistémologiquement fragile. Elle suppose une frontière binaire, nette et consensuelle, entre « validé » et « non validé » ; frontière qui n’existe pas en médecine. Elle suppose surtout que le seul outil de validation légitime est l’essai clinique randomisé, conçu pour des molécules isolées, à doses fixes, dans des populations standardisées.

La phytothérapie travaille avec des produits complexes, des totum végétaux ou phytocomplexes, des synergies moléculaires qui résistent structurellement à ce format d’évaluation. Ce n’est pas une faiblesse de la discipline. C’est une inadéquation de l’outil. Ériger l’Essai Clinique Randomisé (ECR) en juge unique de la validité d’une pratique, c’est d’ailleurs oublier les fondements mêmes de l’Evidence-Based Medicine (EBM). Quand l’accusation exige des ECR pour chaque plante avant d’autoriser son enseignement, elle ne défend pas la médecine fondée sur les preuves. Elle la trahit.

David Sackett, le père fondateur de l’EBM, avait expressément mis en garde contre cette dérive dès 1996. Il définissait l’EBM comme l’articulation des meilleures données de recherche disponibles, de l’expertise clinique du praticien, et des préférences et circonstances propres à chaque patient, et non comme la soumission exclusive au format de l’essai clinique randomisé. Il refusait que l’EBM devienne une « médecine de livre de recettes » ; dévoiement dogmatique que Trisha Greenhalgh a largement documenté depuis. Utiliser l’EBM comme une massue rhétorique pour interdire l’enseignement universitaire de pratiques qui ne rentrent pas dans les algorithmes de l’industrie de la santé, c’est précisément ce que Sackett redoutait. L’Université n’est pas là pour former des exécutants d’algorithmes, mais des cliniciens capables d’exercer leur jugement face à la complexité du vivant.

Des centaines de monographies EMA évaluant des décennies de données cliniques et pharmacologiques sur le Millepertuis, la Valériane, l’Échinacée ou le Ginkgo constituent des « meilleures données disponibles ». Les ignorer au prétexte qu’elles ne sont pas issues d’essais de phase III, c’est précisément le dogmatisme méthodologique que Sackett lui-même dénonçait comme la dérive de l’EBM.

Mais en réalité, on n’a même pas besoin d’aller aussi loin dans le débat épistémologique. Car la réponse à la question de M. Molimard existe déjà… et elle vient de ses propres pairs.

Le retournement : le CNOM dit exactement le contraire de ce que cette offensive suppose

Appliquons la règle de M. Molimard à la phytothérapie, telle que la position institutionnelle française la définit.

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) a tranché la question depuis longtemps : la phytothérapie fait partie de l’allopathie (comprendre ici la médecine conventionnelle), et à ce titre, un médecin ne peut pas la mentionner sur sa plaque ni sur ses ordonnances, contrairement à l’homéopathie ou à l’acupuncture. Ce point est documenté notamment par le Vidal (Qui prescrit les produits de phytothérapie ?), qui cite explicitement cette position de l’Ordre.

La phytothérapie n’est donc pas une pratique différenciante aux yeux du CNOM. Elle n’est pas une médecine alternative. C’est de la médecine ordinaire. De « l’allopathie ».

Selon la propre règle de M. Molimard : la phytothérapie est validée scientifiquement, donc elle est de la médecine, donc elle n’appartient pas à la catégorie des pratiques à auditer ou à supprimer.

Cette conclusion ne vient pas de moi. Elle découle directement de l’application de leur propre raisonnement à leur propre position institutionnelle.

Il est peut-être temps que ces membres d’une même institution se parlent.

Une contradiction plus large mérite d’être signalée. En France, l’Ordre des pharmaciens et les autorités sanitaires défendent activement le maintien de certaines plantes médicinales sous monopole pharmaceutique, précisément au motif qu’elles présentent une activité pharmacologique significative justifiant un encadrement professionnel strict. L’ANSM publie et actualise une liste officielle des plantes médicinales, dont une partie reste réservée au circuit officinal pour des raisons de sécurité pharmacologique.

Pendant ce temps, le Conseil de l’Ordre des médecins et la Conférence des doyens envisagent de supprimer les formations universitaires qui permettent précisément aux professionnels de santé de maîtriser cette pharmacologie.

Le paradoxe est réel : d’un côté du système de santé, on reconnaît que ces plantes ont une activité suffisamment sérieuse pour justifier un monopole. De l’autre, on s’apprête à supprimer la formation universitaire qui donne les outils pour exercer ce monopole avec compétence.

Ce n’est pas la même institution qui se contredit. C’est le système dans son ensemble qui se tire une balle dans le pied.


Le paradoxe fatal : supprimer les DU aggrave exactement le problème qu’on prétend résoudre

La Dr Hélène Harmand-Icher, présidente de la section santé publique du CNOM, qualifie dans l’article de What’s Up Doc cet « entrisme progressif » d’« enjeu de santé publique ». Elle a raison sur un point : c’est bien un enjeu de santé publique. Mais elle tire exactement la mauvaise conclusion.

Posons la question concrètement : si les DU universitaires de phytothérapie et d’aromathérapie sont supprimés, que se passe-t-il ?

La phytothérapie ne disparaît pas avec les diplômes. Les plantes médicinales continueront d’être massivement consommées. La demande sociétale est structurelle et croissante. Les patients continueront de demander des conseils à leurs professionnels de santé. Et les formations continueront d’exister, mais hors de l’université, dans des écoles privées, souvent onéreuses, fonctionnant en systèmes fermés, dispensant un enseignement souvent dogmatique sans culture de l’esprit critique, sans formation à l’évaluation des niveaux de preuve, sans pharmacovigilance ni nutrivigilance, sans pharmacologie des interactions.

Des formations où l’on enseigne que « la Lavande soigne l’anxiété » sans jamais se demander : selon quelles données ? À quelle dose ? Pour quel patient ? Avec quelles contre-indications ? Quels risques d’induction enzymatique ? Quelles interactions avec les médicaments co-prescrits ?

En d’autres termes, supprimer les DU universitaires, c’est chasser de l’espace académique exactement les professionnels formés à questionner ces disciplines pour laisser le terrain libre à ceux qui ne les questionnent pas, et à un marché qui prospère précisément sur l’absence de regard critique.

C’est l’exact opposé d’une politique de santé publique. C’est une politique de désarmement intellectuel au bénéfice du marché de la crédulité.

Ce qu’il est possible de proposer concrètement

Un tel cadre existe déjà. Le Collège Universitaire de Médecines Intégratives et Complémentaires (CUMIC) a publié dès février 2023 une fiche d’évaluation en 19 critères pour les DU portant sur les thérapies complémentaires : recherches scientifiques sur les bénéfices et risques, enseignants titulaires représentant au moins 20 % des heures, présentation critique de la littérature, méthodologie d’évaluation, exposé des risques, cadre réglementaire, examen des compétences. Ces critères distinguent précisément ce qui est obligatoire de ce qui est recommandé, selon que le DU porte sur une thérapie spécifique ou sur la santé intégrative.

Avant de réclamer l’audit et le retrait, il serait utile de vérifier que cet outil existe et qu’il suffirait de l’appliquer.

De plus, si audit il doit y avoir, qu’il soit fondé sur des critères transparents, publics et différenciés et non sur les déclarations orales d’une association sans rapport public.

À l’heure où le marché du bien-être dérégulé explose, l’Université française devrait revendiquer son rôle de filtre scientifique. En voulant expulser ces disciplines de ses murs, elle ne les fait pas disparaître : elle abandonne simplement son rôle de régulateur protecteur.

Ancien préparateur en pharmacie, je suis enseignant dans ces DU depuis plusieurs années. Je suis également responsable scientifique dans une entreprise de phytothérapie, auteur au Moniteur des Pharmacies, et je travaille depuis des années à introduire dans cet espace les standards analytiques, réglementaires et critiques que l’on prétend aujourd’hui lui reprocher d’ignorer.

Un professionnel de santé formé par un DU de phytothérapie universitaire sait identifier une interaction cliniquement significative entre le Millepertuis et un anticoagulant ou un antirétroviral. Il sait distinguer un extrait standardisé titré d’un produit sans garantie analytique. Il sait reconnaître une adultération à partir d’un profil chromatographique. Il sait conseiller un patient épileptique sous valproate sur les risques d’induction enzymatique de certaines plantes.

Un professionnel qui n’a pas reçu cette formation ne protège pas mieux les patients en ignorant ces questions. Il les expose davantage.

Qui peut aujourd’hui sérieusement soutenir que les plantes médicinales et leurs extraits ne doivent pas être enseignés aux professionnels de santé, alors que la pharmacognosie en constitue un socle fondamental ? Oui, des risques existent : mésusages, interactions, dérives. Mais c’est précisément pour cette raison que ces enseignements doivent rester au sein de l’université. Les exclure ne ferait pas disparaître les pratiques, cela déplacerait leur transmission vers des circuits non contrôlés, avec un risque accru de dérives et d’intoxications. L’enjeu n’est pas d’interdire, mais d’encadrer intelligemment.

Je ne défends pas la phytothérapie contre la science. Je défends la rigueur scientifique contre l’amalgame.


Kevin Burdin

Responsable scientifique et formation | Enseignant en Phytothérapie, Aromathérapie et Herboristerie (Paris, Besançon, Grenoble, Lyon) | Auteur, Le Moniteur des Pharmacies


Sources


DU de phytothérapie = « diplômes déviants » ? - Kevin BURDIN
Administrateur Folia 29 avril 2026




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